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  MUSEE DU QUAI BRANLY




 INAUGURATION DU MUSEE DU QUAI BRANLY

 Le 23 juin 2006 ont ouvert, à Paris, les portes du Musée du quai Branly, qui s’inscrit dans un projet qui souhaite « redonner leur juste place aux arts et civilisations non européennes ».

Le Musée du quai Branly exprime la conviction que « l’humanité ne peut progresser que dans le respect et le dialogue ».

 

Ce Musée des arts et des civilisations d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et des Amériques,  a a été inauguré par le Président de la République française le 20 juin à Paris, lequel veut lui donner une importante ampleur diplomatique, au moment où les risques de choc des civilisations ou d’incompréhension entre les cultures, les replis communautaires ou les interrogations sur les effets de la mondialisation suscitent de nouveaux débats.

 

 

Le musée du quai Branly exprime ainsi la volonté de promouvoir  la diversité culturelle, « inséparable des valeurs qui font de nous ce que nous sommes » (Jacques Chirac).

 

 

1) Une initiative présidentielle

 

L’initiative de la création du Musée du quai Branly remonte à l’automne 1995, lorsque le Président de la République a souhaité que Paris se dote d’un musée des arts et des civilisations extra-européennes, ainsi que d’ouvrir en 2002, au Musée du Louvre,  une salle présentant des chefs- d’œuvres d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques.

En ce qui concerne le musée du quai Branly, dix ans se sont écoulés pour forger un outil qui puisse constituer, comme voulu, un témoignage de la pluralité de l’art et un regard nouveau sur les arts extra-européens et les sociétés qui les produisent.

 

Le Musée du quai Branly est ainsi conçu comme une interface pour sensibiliser les publics à « l’égale dignité des cultures » (Jacques Chirac).

Cet engagement se retrouve aussi dans la muséographie, donnant une large part aux approches multi sensorielles. Par exemple, le dispositif de la « Rivière » du musée du quai Branly serpente sur 200 mètres, et le plateau des collections - exposition permanente - propose ainsi une expérience esthétique et informative inédite, accessible à tous, en particulier aux malvoyants et malentendants .                         

 

 

2) Un établissement public à destination du plus grand nombre

 

Etablissement administratif public, placé sous la double tutelle du Ministère de la Communication et du Ministère de l’Education et de la Recherche, cette nouvelle institution a une double mission : conserver et valoriser ses collections et favoriser la recherche et l’enseignement sur ces œuvres et sur les sociétés dont elles proviennent.

Il est structuré pour favoriser un dialogue inédit et quotidien entre chercheurs et conservateurs, permettant ainsi réellement d’accroître les connaissances sur les arts et civilisations extra-européens et leur diffusion.

Au Musée du quai Branly, les scientifiques sont associés de manière étroite à la vie de l’établissement avec la mise à disposition des réserves, grâce à un théâtre accueillant des conférences et des salles de cours pour les enseignements. Près de 40 chercheurs nationaux bénéficieront aussi de bourses d’études, de résidences ou d’accompagnement de projets de recherche…

Il est par ailleurs envisagé, à compter de 2007, de mettre en place un groupement de recherche international, destiné à fédérer une dizaine de grandes institutions internationales sur des problématiques ethnologiques, historiques ou anthropologiques, et dont la gestion serait assurée par le musée lui-même.

 

Le budget de fonctionnement du musée du quai de Branly est attribué à parité par ses deux ministères tutélaires. 

De plus, depuis 1997, des collectionneurs français et étrangers enrichissent, de manière déterminante, les collections du musée du Quai Branly grâce à leurs dons.

 

 

 

3) Une volonté d’interactivité entre les œuvres et leur public

 

En faire un « musée passerelle », à savoir un lieu de passage entre les cultures, entre les civilisations, entre les hommes, voilà ce qu’entend Jacques Chirac lorsqu’il prend la décision d’ouvrir ce musée des arts et civilisations extra-européens.

 

A l’image de cette « passerelle », la structure architecturale du musée elle-même veut permettre aux visiteurs d’organiser leurs propres parcours, en bénéficiant d’une déambulation fluide et libre, qui les emmène d’un continent à l’autre. Par exemple, au sein du vaste espace sans cloisons qu’est le plateau des expositions, le regard semble avoir toute latitude de voyager.

C’est dans cette optique que les bâtiments du quai Branly ont été conçus, par l’architecte Jean Nouvel, au centre de Paris, sur les rives de la Seine, à proximité immédiate de la Tour Eiffel, très facilement accessible. D’une superficie totale de 40 000 m², le terrain du musée comprend un jardin de 18 000 m² créé par le paysagiste Gilles Clément, mais également des espaces pour les expositions temporaires, ainsi qu’une médiathèque, un théâtre ou encore un cinéma.

 

Réaliser pleinement l’accessibilité aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques a priori trop mal connus par les Européens, à travers de multiples initiatives de découverte, voilà donc l’exigence que s’est imposée le Musée du quai Branly.

D’où une approche des œuvres  qui se veut à la fois esthétique et didactique : plusieurs dispositifs – cartels, textes, écrans multimédia - accompagnent l’œuvre et permettent de transmettre au visiteur les connaissances scientifiques utiles.

 

 

 

                        4) Pour un accès élargi aux arts et civilisations non occidentales orienté vers l’avenir, les échanges, la recherche et l’art contemporain.


       La richesse des collections illustre l’intérêt de la France pour la promotion des cultures non européennes et pour la contribution de ces pays et de leurs artistes à la modernité.

C’est pourquoi le Musée du quai Branly veut régulièrement solliciter les associations des pays  d’origine des œuvres, afin de les faire directement participer à certaines activités liées à la programmation culturelle : fêtes traditionnelles ou concerts, notamment. Des activités pédagogiques sont également mises en œuvre avec des classes où sont représentées de façon importante les communautés des pays d’origine des œuvres.

 

Par ailleurs, de nombreux commissaires d’expositions sont extérieurs au musée, afin de susciter des regards différents et des expressions nouvelles et de s’ouvrir à l’apport des institutions et des confrères étrangers.

 

Au-delà des collections permanentes et des expositions temporaires, le musée s’est fixé comme mission d’accueillir et de promouvoir les expressions actuelles des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Qu’il s’agisse d’arts contemporains, de danse, de musique, de performances traditionnelles ou modernes, le Musée les accueille et prolonge les regards au moyen du Théâtre du Musée, prêt à accueillir divers spectacles vivants.

Dans ce domaine également, la politique du musée demeure la même : donner les clefs pour comprendre, tout en laissant libre cours à l’émotion du public face aux oeuvres.

Enfin, un portail documentaire permet d’avoir accès, depuis n’importe quel ordinateur connecté, à l’ensemble des 300 000 œuvres que possède le Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Il prêtera des œuvres pour des projets d’expositions à d’autres institutions françaises ou internationales. Le musée veut aussi rendre visible ses réserves, comme avec « la tour de verre des instruments de musique », par exemple.

 

 

Institution culturelle et scientifique d’un type nouveau, à la fois musée, centre culturel, lieu de recherche et d’enseignement, le Musée du quai Branly voudrait réellement que soit créé un lien constructif avec les personnes issues des pays d’où les collections sont originaires, mais aussi un dialogue avec les publics les plus divers, qui doivent tous devenir les acteurs des manifestations qui mettront en valeur ces chef-d’œuvres méconnus qui appartiennent au patrimoine mondial de l’humanité.

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